Sud de la France -
Limoges, Albi, Béziers, Perpignan, Carcassonne, Toulouse...

Mercredi


Départ de la gare d'Austerlitz à Paris à 8h20 dans un train régulier (pas un TGV) et arrivée à Limoges vers 11h10. Le trajet s'est bien passé mais ça secoue beaucoup dans ces trains. Il faut aussi bien faire attention car certaines voitures sont moitié fumeurs moitié non-fumeurs et la seule séparation est un plexiglas®. Ce n'est vraiment pas très intelligent de la part de la SNCF . Ils pensent peut-être que la fumée ne passe pas par l'allée et s'arrête net aux plexiglas®?

À Limoges, nous louons une voiture à l'agence qui se trouve dans la gare. La gare est très belle.    La ville n'est pas bien grande car il ne nous faut pas 10 minutes et nous voilà sortis de la ville, sur l'autoroute (gratuite).

Saint-Jacques de Compostelle
Peu après Limoges, plusieurs villes s'affichent comme Cité étape. Ceci fait référence au pèlerinage, un des plus populaires chez les Chrétiens d'Europe, de Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette ville d'Espagne abrite la dépouille de Saint Jacques le Majeur, qui aurait été déposée là miraculeusement.

Il existe plusieurs chemins qui partent d'un peu partout en Europe et qui mènent tous à St-Jacques-de-Compostelle. Les pèlerins font souvent le trajet à pieds.

Société des amis de St-Jacques de Compostelle

À une centaine de kilomètres de là, nous nous arrêtons à Brive-la-Gaillarde, chef-lieu de la Corrèze, une charmante petite ville. Son centre est très agréable et très joli. Il y a plusieurs rues piétonnes ou à circulation réduite. Un seul souci, presque tous les commerces sont fermés entre midi et 14h. Heureusement les restaurants sont ouverts! Le vieux centre est constitué de beaux immeubles en pierre.

Un peu plus tard nous repartons par une route nationale et nous sommes plongés en pleine nature. Les paysages vallonnés sont magnifiques. Il y a plusieurs exploitations agricoles qui produisent pommes, raisins, noix ainsi que plusieurs élevages de moutons et de vaches qui broutent tranquillement dans les champs.

Rocamadour, un bel arrêt dans notre circuit.

Notre prochain arrêt est à Rocamadour. Située dans la région du Lot, cette pittoresque petite commune est célèbre pour son pèlerinage à la Vierge Marie, devenue une étape sur le chemin de St-Jacques-de-Compostelle. Elle est très charmante de près comme de loin ; le village n'est pas très grand mais vaut quand même le détour pour y effectuer une petite balade. Il faut aussi s'y rendre pour photographier de loin ce village qui donne l'impression d'avoir été érigé dans le flanc de falaise. C'est un des endroits les plus visités en France.

Nous avons ensuite fait une courte pause à Figeac. Là on peut visiter un musée dédié au plus célèbre habitant de la ville, Jean-François Champollion. C'est lui qui le premier déchiffra les hiéroglyphes égyptiens. Le musée est intéressant et on y retrace la vie de ce savant célèbre. La ville de Figeac aussi agréable à visiter pour ses nombreux bâtiments moyenâgeux.

L'imposante cathédrale de Rodez.

Vers 20h, nous arrivons à Rodez où nous passerons la nuit. Cette ville, située sur la rivière Aveyron possède une architecture différente des autres villes que nous avons vues jusqu'à présent. Plusieurs immeubles sont en pierres rouges. Dans le vieux centre, il y a une magnifique et imposante cathédrale, dont la construction débuta en 1277. Un circuit touristique balisé permet de voir les principaux joyaux historiques et culturels de la ville. Plusieurs rues du centre-ville sont piétonnes et commerciales. Nous décidons de passer la nuit un peu en dehors de la ville dans un hôtel Première Classe . Ne nous connaissions pas cette chaîne hôtelière et nous n'avons pas trop aimé. La salle de bain est grande comme un réfrigérateur et la chambre (tout comme le lit) est ridiculement petite. Même à 27€uros (38$CAD) la nuit mieux vaut aller dans un Étap Hôtel qui ne coûte que quelques euros de plus et qui offre un confort bien supérieur.

 
Jeudi

Notre journée débute par une petit tour à Rodez.

Environ 1h30 plus tard nous arrivons à Albi. Ici c'est le coup de coeur. Nous adorons l'atmosphère de la vieille ville et ses immeubles en briques. Et la grande zone piétonne du centre-ville ne fait que rajouter au charme pittoresque de cette belle ville. Après avoir marché un peu nous arrivons face à la sublime église Ste-Cécile dont il ne faut absolument pas manquer l'intérieur. Tout à côté, l'office de tourisme propose des cartes qui contiennent quelques circuits (de durée variée) qui permettent, en plus d'admirer les plus beaux immeubles et monuments, d'en apprendre sur leur histoire. Très intéressant et bien fait.

À l'époque cathare, Albi était au centre important de cette religion vers le XIIe siècle. La cathédrale Ste-Cécile fut d'ailleurs construite après la croisade contre les Cathares pour afficher la suprématie de l'église romaine.

La Goulue du Moulin Rouge de Toulouse LautrecEnsuite nous faisons un petit saut au musée Toulouse-Lautrec, ce dernier étant né à Albi. Le musée n'est pas très grand mais est instructif. Sa collection compte tout de même plus de 1000 oeuvres du peintre. Né en 1864, Heri de Toulouse-Lautrec quitta sa ville pour Paris à 18 ans. Il peignit beaucoup de scènes de music-hall et autres lieux de plaisirs parisiens. Il est l'un des pères de l'affiche moderne, dont peut-être la plus célèbre est la Goulue du Moulin Rouge (voir image). Abusant de l'alcool, malade, cet ami de Van Gogh mourut à 36 ans. Après cela, il commence à se faire tard et nous partons en direction de Castres, située à environ une heure de route.

À Castres nous ne faisons qu'une très courte pause. La ville ne nous semble pas particulièrement attrayante. La vieille ville nous semble envahie par les voitures. Dans notre guide, il n'y a pas trop d'informations sur la ville, le principal intérêt semblant être un musée consacré au peintre espagnol Goya.

Albi avec ses immeubles en briques qui donne du charme à la ville. Au fond de la photo, l'église Ste-Cécile.

Nous repartons donc rapidement vers notre destination finale de la journée, Béziers, ville de corridas et de rugby. Sur la route, nous faisons un petit détour pour aller voir l'oppidum d'Ensérune mais celui-ci fermait dès 17h30! Cet oppidum est censé être très intéressant. Pour y arriver, il faut emprunter une petite route très étroite en essayant d'éviter les nombreux défauts de la chaussée. Un oppidum est un lieu fortifié établi sur une hauteur. Dans le cas de celui de Ensérune, les fondations de certaines maisons sont encore bien visibles de même que des poteries enterrées dans le sol. Le musée expose une belle collection d'objets celtes, grecs et romains.

Environ trois heures après être parti de Castres, nous arrivons à Béziers. Après avoir suivi une route qui longeait longuement le canal du midi, nous arrivons dans la zone industrielle et réservons une chambre au Étap Hôtel. Probablement assez récent, l'hôtel est très bien et coûte moins de 30€uros (43$CAD-44CHF) la nuit. Malgré l'heure un peu tardive, nous allons faire un tour à Béziers. Cette première visite nous laisse une bonne impression. La ville semble avoir de beaux quartiers anciens.

Vendredi


Ce matin visite de Béziers. Il semble qu'il vaille mieux visiter cette ville le soir. Ce matin, c'est l'enfer. Il y a des

Canal du Midi
 
Le canal du midi est un long canal qui l'océan Atlantique à la mer Méditérannée par le fleuve Garonne. Il commence à Toulouse et se termine à Agde dans l'Hérault. Il a été creusé par le biterrois (habitant de Béziers) Pierre-Paul de Riquet entre 1666 et 1881. Il mesure 241 km.

Un impressionnant système d'écluses et d'aqueducs permettait le transport de marchandises. Bordé de platanes et traversant la campagne en de nombreux endroits, il est aujourd'hui utilisé par les touristes.

Un site intéressant qui couvre bien le sujet :
Canal-du-midi.org
 

 camions de livraison et des voitures partout, garés en double file ou carrément sur les trottoirs. Nous trouvons une place de parking tout près de la place Pierre-Paul de RIQUET, grande place centrale de la ville. Les immeubles qui l'entourent ressemblent beaucoup aux immeubles parisiens. Sur la place, qui porte le nom du constructeur du canal du Midi, il y a un marché où on semble trouver un peu de tout. L'office de tourisme se trouve dans un beau théâtre, situé à une extrémité de la place. Nous nous dirigeons ensuite vers la vieille ville. Composée d'un centre commerçant avec des petites rues aux trottoirs (recouverts de crottes de chiens) trop étroits et où il y a trop de voitures qui circulent, nous n'avons pas vraiment appréciée notre visite. En plus de nombreux immeubles sont dans un état limite délabré et on à l'impression que ce ne sont pas les quartiers les plus sécuritaires de la ville.

Nous sommes restés quelques heures à marcher et à visiter mais sans que notre opinion ne change vraiment. Il y a bien l'église St-Nazaire qui est très grande et son belvédère d'où l'on a une vue magnifique sur la campagne environnante. Après avoir admiré les beaux vitraux de l'église, nous retournons à la voiture avec l'impression que cette ville possède une très riche histoire mais très mal mise en valeur.

Nous quittons ensuite Béziers et retournons vers l'oppidum d'Ensérune . C'est vraiment un site touristique anti-touriste par excellence : difficulté d'accès par voiture, longue ascension sur un sol irrégulier pour arriver au sommet, heures d'ouverture très peu pratiques... Heureusement le site lui-même est vraiment hyper intéressant. L'oppidum d'Ensérune est l'un des plus intéressants qui ait été découvert selon les experts. Les fouilles ont mis à jour des vestiges d'habitations gauloises et romaines du VIe siècle avant J.-C. jusqu'au Ier siècle après. D'abord un endroit pour entreposer des denrées alimentaires, certains habitants de la région ont commencé à s'y installer. D'abord dans de simples cabanes pour finalement devenir une cité fortifiée. Beaucoup a été appris sur cette période de l'histoire grâce aux nombreuses découvertes qui ont été faites sur ce site. C'est donc un endroit à visiter absolument mais attention toutefois aux heures d'ouverture assez restrictives en dehors de la haute saison touristique.

Bien contents de notre visite, nous partons en direction de Narbonne qui n'est qu'à quelques kilomètres au sud (ou à quelques vignobles). Située au carrefour de plusieurs routes, la ville possédait un des plus importants ports de mer à l'époque romaine. Nous marchons dans la ville pendant quelques heures (les musées et plusieurs commerces étant fermés entre midi et 14h, on ne peut que marcher ou manger pendant ces deux heures).

Le vieux centre est très bien. Les principaux monuments sont bien identifiés et on peut marcher en suivant un circuit. Toute visite commence par le gigantesque "complexe" hôtel de ville / cathédrale St-Just-et-St-Pasteur. C'est un immense ensemble qui est formé de l'hôtel de ville, deux palais, quelques musées et surtout la colossale cathédrale. Cette dernière devait être encore plus grande, symbole de la puissance de la ville, mais les événements de l'histoire ont fait qu'elle est plus petite qu'originalement prévue. Devant l'hôtel de ville des restes de la voie romaine Via Domitia ont été découverts par hasard en 1997 en faisant des travaux. Cette voie reliait l'Espagne à l'Italie. C'est assez impressionnant de voir que cette route, construite il y a plus de 2000 ans, est toujours là, presque fonctionnelle. Ça ne devait pas être évident de rouler sa charrette sur cette route. Elle est en effet composée de blocs de pierre grossièrement taillés et placés à peu près une à côté de l'autre.

Nous visitons ensuite l'horreum. Ce sont d'anciens et étranges entrepôts souterrains romains. Une très grande partie est en excellent état et se visite aujourd'hui. Cette visite vaut largement le prix d'entrée de 4,57€uros (6$CAD - 6,50CHF) et qui comprend l'entrée de trois musées de la ville. Ces entrepôts, datant du Ier siècle après J.-C., sont constitués de longs corridors avec plusieurs petites salles où étaient entreposés de la nourriture et divers objets. Nous avons bien aimé.

Nous avons ensuite visité la cathédrale où l'on jouait de la musique religieuse. L'intérieur est, comme on peut s'y attendre, immense et grandiose. Nous passons ensuite par un magnifique petit cloître pour se rendre jusqu'au musée archéologique (inclut dans le billet de l'horreum). Pour ce musée, il faut prévoir une bonne heure (au moins) car il est assez grand. Il est très bien, très instructif. Comme ce n'est pas la foule, une des gardiennes devait s'ennuyer puisqu'elle nous a suivi, discrètement, pendant toute notre visite.

Nous garderons un assez bon souvenir de Narbonne. Pas très grande, elle recèle des monuments et de musées plus qu'intéressants. Un seul regret, le centre piéton n'est pas assez grand et trop de voitures circulent dans celui-ci.

Perpignan, avec son petit côté espagnol...

Nous faisons ensuite un bref arrête à la forteresse (ou château) de Salses. C'est celle-ci qui délimitait autrefois la frontière entre la France et l'Espagne, avant que les Pyrénées ne jouent ce rôle. La visite coûte 4,88 euros (6,60$CAD(1) - 7,20CHF(2)) dont une partie s'effectue avec un guide. C'est le roi Ferdinand d'Aragon qui ordonna sa construction entre 1497 et 1506. La forteresse a une architecture très différente de que l'on voit ailleurs en France, plus au nord. C'est un très bel exemple d'architecture militaire espagnole. Après avoir visité l'intérieur et fait le tour de l'extérieur (elle est relativement grande), nous achetons quelques bouteilles de vin de la région à la boutique située près du parking.

C'est dans un Perpignan congestionné par la circulation automobile que nous arrivons moins d'une heure plus tard. Après avoir trouvé un hôtel (Campanile - très belle chambre), nous allons dans la vieille ville que nous visitons à pieds. Tout le centre historique est très intéressant. Il y a une grande zone piétonne, plusieurs commerces et restaurants et un canal bordé de pelouse et de palmiers. On pourrait presque se croire en Espagne (qui n'est pas pas bien loin). L'architecture est aussi intéressante, les immeubles nous rappelant vaguement l'Italie (ça doit en fait ressembler plus à l'architecture espagnole).

Après un bon repas dans un restaurant catalan, nous retournons à l'hôtel. Il y a par d'excellentes spécialités culinaires régionales. Il serait dommage de s'en priver... La vieille ville est très agréable à visiter.

Samedi


À Voir À Perpignan :
 
 * Palais des Rois de Majorque
 * Hôtel de ville dont les plus anciennes arcades remontent à 1315
 * Musée catalan pour mieux connaître l'histoire catalane.
 * Cathédrale St-Jean et sa splendide architecture
 * La vieille ville où il très agréable de marcher au milieu des palmiers.
 

Ce matin nous retournons dans la vieille ville de Perpignan, avec comme destination principale le palais des rois de Majorque. L'entrée coûte 3,05€ (4,50$CAD) et mieux vaut être certain que l'on veut visiter. Pour entrer, il faut passer sur une très longue rampe. À l'avènement des rois de Majorque en 1276, Perpignan ne possède aucune résidence royale. La construction de l'actuel débute donc afin de remédier à ce problème. Une fois entré, il y a encore plusieurs escaliers à monter ou descendre pendant la visite. Le palais n'est pas trop mal, mais bien moins luxueux que ce que l'on pourrait s'attendre d'un palais royal. Il y a également quelques objets exposés mais pas assez. Les diverses salles sont un peu décevante car il n'y a pour ainsi dire pas de mobilier exposé. Il aurait été intéressant de reconstituer une partie du palais. La visite vaut au moins le coût pour la vue sur Perpignan que l'on a du haut de la tour. De là haut on réalise aussi avec étonnement que les murs du palais sont très épais. Les deux chapelles royales situées à l'intérieur du palais sont aussi étonnantes qu'intéressantes.

Nous prenons ensuite la route en direction de Carcassonne. Nous choisissons de faire le trajet en partie en route nationale et une partie en autoroute (3,05€ - 4,50$CAD). Nous commençons notre visite de Carcassonne par la vieille ville, qui n'est pas la cité classée au patrimoine de l'UNESCO. Celle-ci ressemble aux nombreux centres-villes que nous avons vus depuis le début de la visite. Il y a plusieurs commerces, quelques rues piétonnes, un marché, quelques beaux vieux bâtiments et une église de taille importante.

La cité de Carcassonne vue de loin. Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, elle vaut le détour. On doit la rénovation à Viollet-le-Duc.

Mais qui vient à Carcassonne vient surtout pour la cité, la plus grande cité fortifiée d'Europe. Tout près de l'entrée il y a un stationnement payant (3,05€ - 4,50$CAD) mais on peut se garer gratuitement dans les rues autour. De l'extérieur, la cité est très belle avec ses murailles et ses nombreuses tours.  Une fois à l'intérieur, nous sommes séduits par la ville. Au niveau ambiance, ça ressemble un peu au Mont St-Michel, situé en Bretagne. Il y a de nombreux commerces et restaurants situés dans les petites rues sinueuses qui ont un charme unique. C'est très commercial comme endroit mais c'est aussi très spécial. Il y a plusieurs boutiques d'artisanat et de spécialités gastronomiques. Avec les nombreux touristes présents, cela fait très animé et nous aimons beaucoup. Par contre, ça ne doit pas être aussi bien en plein mois de juillet lorsque les touristes débarquent par dizaines de cars en même temps.

Eugène Viollet-le-Duc
(Paris 1814 - Lausanne 1879)
 
Architecte et théoricien français, il rénova de nombreux de monuments du Moyen Âge dont Carcassonne, Notre-Dame-de-Paris, le château de Pierrefonds ou l'abbaye de Vézelay.

En 1840, la Commission des Monuments historiques lui confie, il n'a que 26 ans, la tâche de rénover la basilique de Vézelay, qui est en piteux état. Devant le succès de ses travaux, plusieurs autres chantiers lui sont confiés dans les années suivantes et jusqu'à sa mort.

Selon ses conceptions de l'architecture, il prend parfois des libertés, rajoutant ou supprimant certains éléments. D'aucuns pensent qu'il effectuait plutôt des reconstructions que des rénovations.

Contesté par plusieurs, ses détracteurs l'accusant d'avoir dénaturé l'esprit original des constructions, on lui doit beaucoup aujourd'hui, puisque ses travaux auront permis de préserver de la ruine, de nombreux sites.

Un très intéressant site sur les rénovation de Carcassonne : carcassonne.culture.fr


Château de Pierrefonds en France, rénové de façon un peu fantaisiste par Viollet-le-Duc.

Il y a eu de nombreux débats sur la justesse d'avoir rénovée Carcassonne et en ce qui nous concerne, nous sommes bien heureux que la cité ait été rénovée. C'est quand même bien plus beau et plus intéressant que des vieilles ruines. Même si le résultat actuel n'est pas 100% fidèle à ce que pouvait ressembler la cité à l'époque. Nous avons beaucoup aimé marcher dans les rues de la ville. Tout est bien entretenu. Nous avons certainement fait le tour de toutes les rues deux fois..

Nous avons ensuite visité le château (4,88€ - 7$CAD). En attendant la visite guidée qui a lieu à heures fixes, il est possible de visiter un musée qui retrace l'histoire des rénovations de la cité (on se rend alors compte de l'immensité de la tâche) ainsi qu'un musée lapidaire (moyen). La boutique de souvenirs est aussi intéressante car elle offre plusieurs livres sur l'histoire cathare et celle de la cité. La visite guidée est quant à elle très bien et très instructive. La visite passe par des endroits inaccessibles sans le guide comme par exemple une partie des murailles et quelques tours. Il faut vraiment faire cette visite.

Dimanche


Ce matin nous partons pour aller voir les châteaux cathares. Le circuit débute tout près de Carcassonne et est bien identifié par des panneaux ROUTES DU PAYS CATHARE. Ici aussi les paysages sont superbes. Les routes ne sont pas bien larges et sont bordées de vignes souvent à perte de vue. Les indications sur les principaux endroits à voir sont en général claires.

Nous faisons un premier arrêt à Lagrasse, beau petit village médiéval situé en bord de rivière. Nous arrêtons la voiture, prenons quelques photos et marchons jusqu'à l'abbaye. En cette période de l'année il y a très peu de touristes et nous avons presque le village pour nous. C'est très agréable de marcher tranquillement au milieu de ces magnifiques maisons de pierres. Ce village et les paysages qui l'entourent nous rappellent vaguement la Toscane.

Nous reprenons la route jusqu'à Villerouge, un microscopique village (30 maisons?). Ici il y a un petit château à visiter. La visite est intéressante et instructive.

Ensuite direction Durban. Nous n'avons pas trop le choix, il faut emprunter des petites routes sinueuses où heureusement nous ne croisons pas de gros camions ou de caravanes. Il y a des sections de route où il doit être difficile de passer à deux véhicules. Nous nous arrêtons au bord de la route pour admirer la nature qui nous entoure. Quel sentiment de bonheur de voir des rapaces, des papillons, des fleurs colorées, des vignes au fond de la vallée et tout cela au milieu des montagnes. Pendant la quinzaine de minutes où nous sommes restés sur le bord de la route, une seule voiture est passée... Je n'ose pas imaginer ce que ça doit être en plein mois de juillet.

Arrivés à Durban, nous montons à pieds en haut de la colline pour nous approcher du château qui n'est pas en trop bon état. Comme beaucoup de villages dans le coin, Durban n'est pas un gros village. Ce n'est pas évident de trouver un restaurant ou une boulangerie décente ouverte un dimanche.

Quéribus. Une escalade un peu essoufflante mais une vue époustouflante.

Nous continuons notre route et nous dirigeons vers Aguilar, que nous ne visiterons pas, nous contentant d'une photo de loin, tout comme Padern. Il y a tellement d'endroits à visiter par ici qu'il faudrait y consacrer plusieurs jours. Comme ce voyage se veut plus une reconnaissance des lieux avant de revenir dans quelques années, nous ne nous arrêtons pas partout.

Tout au sommet d'un pic rocheux, comme s'il sortait de la pierre, nous pouvons apercevoir la forteresse de Quéribus. Pour s'y rendre, il faut emprunter une route qui a une pente de 17%! Le château se visite (3€ - 4,50$CAD) et il ne faut pas le manquer, juste pour la vue à couper le souffle qu'on a du sommet. Toute la vallée, à des kilomètres à la ronde s'offre à nous. Ses constructeurs n'avaient pas choisi cet endroit au hasard. Impossible de s'en approcher sans être repéré. Ce devait être vachement difficile pour les hommes à pieds d'atteindre ce sommet. La forteresse se compose de trois enceintes successives et possède un donjon impressionnant.

À une quinzaine de minutes de voiture de là, nous arrivons à Peyrepertuse, forteresse que l'on peut apercevoir de loin. Après avoir bien tourné sur la petite route sinueuse qui mène au sommet, nous arrivons à l'accueil. L'entrée coûte 3€ (4,50$CAD). Ici aussi la forteresse est intégrée au roc de la montagne. Pour y arriver, il faut marcher environ 15 minutes sur un petit sentier pas vraiment bien aménagé. D'en bas de la montagne, ça ne semble pas aussi énorme, la surprise est donc totale une fois arrivé. Cet endroit est tout simplement époustouflant. Mieux vaut prévoir une pellicule photo en extra. La vue sur les montagnes et les vallées est fantastique. Au loin on peut apercevoir Quéribus. Et comment ne pas être impressionné par cette forteresse qui est toujours en bon état si longtemps après sa construction. C'est probablement un des endroits les plus impressionnants que j'aie visité. C'est un site à ne pas manquer.

Peyrepertuse, fantastique tout simplement.

Cette forteresse militaire fut érigée sur les ruines d'un ancien oppidum romain, à la frontière des royaumes de France et d'Aragon. Construite sur ordres des rois d'Aragon au XIe siècle, elle devient française en 1240. Le roi Saint-Louis fait alors agrandir la forteresse, en y ajoutant le château supérieur (San Jordi). En temps normal, cette forteresse n'abritait qu'une quinzaine d'hommes. Le château ne connut par la suite aucun assaut (pas étonnant étant donné son emplacement stratégique).

Après près de deux heures passées à Peyrepertuse, il commence à se faire tard et nous devons rentrer sur Carcassonne. Nous passons par des routes plus sinueuses les unes que les autres. La conduite sur ce type de chemin n'est pas aisée. Au point qu'une fois rentrés à Carcassonne, j'ai les bras fatigués et presque des ampoules aux doigts à force de devoir continuellement tourner le volant d'un côté puis de l'autre. Mais la beauté des lieux traversés valait bien ces petits efforts.

Une fois arrivés à Carcassonne, nous retournons dans la cité qui est spectaculaire avec le soleil couchant...

Lundi


Départ de Carcassonne en direction de Toulouse où nous arrivons environ une heure plus tard. Un peu comme à

Quelques musées de Toulouse
 
  • Musée des Augustins, musée des Beaux-Arts.
  • Musée Paul-Dupuy pour sa collection d'émaux, orfèvrerie, faïences et horlogerie.
  • Musée Antique Saint-Raymond.
  • Musée Georges Labit pour sa collection d'objets asiatiques.
Quelques endroits à visiter :
 
  • Ensemble conventuel des Jacobins (surtout pour les visites guidées).
  • Place du Capitole.
  • La cité de l'espace avec son planétarium et ses nombreuses exposition sur le ciel.

 Albi, la ville est toute en brique. Surnommée la Ville Rose, Toulouse rappelle un peu les villes de Nouvelle-Angleterre.

Nous visitons le vieux centre en commençant par la Place Wilson. Non loin de là se trouve l'office de tourisme. Nous passons évidement par la place du Capitole, place principale de Toulouse où se trouve l'hôtel de ville. C'est sans doute un des plus beaux coins de la ville. Le reste de la ville nous a un peu déçu. Les rues dites piétonnes sont utilisées par des scooters et des motos, il y a beaucoup de crottes de chien par terre, les trottoirs sont trop étroits et de nombreuses rues ne sont pas très rassurantes. C'est dommage car la vieille ville est belle et son architecture très intéressante.

Nous continuons néanmoins à visiter, traversant le pont-neuf puis marchant jusqu'à l'hôpital Graves. Nous repartons ensuite en direction de la cité universitaire, un quartier sympa et vivant. Puis, de la basilique Saint-Sernin nous rejoignons la place du Capitole.

D'abord cité romaine puis capitale des Wisigoths, Toulouse est depuis longtemps un important centre économique et culturel de la région. Elle doit ses beaux immeubles de briques à de riches marchands du XVIe au XVIIIe siècles qui les firent construirent.

Le Capitole à Toulouse.

Nous faisons ensuite un arrêt imprévu à Cahors. Nous avons été étonnés par la beauté de cette petite ville située dans les méandres de la rivière Lot. Il y a de belles rues piétonnes commerçantes, les immeubles en vieilles pierres donnent du charme à cette agréable ville. La ville est en plus entourée de forêts ce qui laisse croire que la qualité de vie ici doit être élevée. Il reste encore une partie des murailles qui entouraient la ville et il y a aussi un vieux pont Valentré qui date du XIVe siècle. Cette ancienne cité romaine était très puissante à une époque. Côté gastronomie, Cahors est célèbre pour ses truffes et son vin de Cahors.

Un peu plus tard nous arrivons à Brive-la-Gaillarde pour y passer la nuit. Dans un hôtel Kyriad. Nous ne saurions conseiller cet hôtel. La chambre était acceptable (mais ne valait pas 48€uros/68$CAD la nuit) mais la salle de bain était dans un état lamentable. Les murs, recouverts de papier peint (il faut le faire!) étaient presque pourris, rongés par l'humidité.

Mardi


Aujourd'hui nous partons pour les grottes de Lascaux. Sur le chemin qui nous y mène, nous traversons de nombreux villages. Comme nous passons par les petites routes, nous pouvons profiter plus longtemps de la beauté des paysages. Le long de cette route nous avons maintes fois aperçu la maison de nos rêves. Une longue allée, bordée d'arbres qui mène à une belle grosse maison en pierres. Un grand terrain, partagé entre pelouse, verger, potager et un petit coin arboré...

Grotte de Lascaux
 
La "Chapelle Sixtine du Périgordien" fut découverte le 12 septembre 1940 par quatre jeunes partis à la recherche de leur chien disparu dans un trou provoqué par le déracinement d'un arbre.

La grotte est composée de deux grandes salles ornées d'environ 1500 gravures et 600 dessins peints en jaune, noir et rouge représentant souvent des animaux.

Classée monument historique, la grotte fut ouverte au public en 1948. Mais rapidement les peintures commencent à se dégrader, résultat du gaz carbonique produit par les visiteurs. Une moisissure verte apparaît sur les parois et la grotte est fermée en 1963. Ce n'est qu'en 1983 qu'ouvrira la reproduction de la grotte que l'on visite aujourd'hui.

Nous arrivons à Lascaux où des visites guidées de la grotte ont lieu à heures fixes. En attendant, on nous suggère d'aller un peu plus loin voir un lieu où des traces d'un culte dédié aux ours ont été découvertes. Mais une fois sur place, c'est un la déception, tout est fermé. Nous revenons donc pour la visite guidée. Elle est très instructive car non seulement on y apprend des choses sur les hommes de Cro-Magnon mais également sur la découverte de la grotte et sa reconstitution à l'identique. C'est très impressionnant de voir le travail qui a été fait pour que la nouvelle grotte soit complètement identique à l'originale. Selon le guide il ne peut pas y avoir plus de 5 mm de différence entre les parois des deux grottes.

En fin de journée, nous partons vers Limoges. Après avoir fait plusieurs hôtels qui étaient tous complets, nous trouvons une chambre à l'hôtel Jeanne-d'Arc (avenue du Général de Gaulle) qui est situé à moins de cinq minutes de la gare SNCF. Très belle chambre, très bon accueil, bonne localisation, on ne pouvait demander mieux.

Nous partons ensuite dans la vieille ville (qui n'est pas loin non plus) pour le repas. Comme c'est notre seule nuit à Limoges nous en profitons pour marcher quelques heures. La ville nous semble belle et sécuritaire.

 

Mercredi


Ce matin nous commençons notre visite par un tour à l'office de tourisme qui offre des circuits pédestres. Nous allons ensuite en direction de la cathédrale St-Étienne. Tout à côté il y a le jardin botanique, gratuit, qui est en fait un grand parc bien aménagé et très agréable. La cathédrale est imposante.

La visite se poursuit dans le quartier. Nous marchons dans les petites rues autour de la cathédrale pour finalement arriver au pavillon du Verdurier, un bel exemple d'architecture Art Nouveau. Ensuite, Place de la République et marche pendant près de deux heures dans les petites rues des alentours. Ce quartier possède plusieurs rues commerçantes piétonnes. Comme ce n'est pas très grand, nous avons plusieurs fois passés et repassés par les mêmes rues.

La gare de Limoges.

Parmi les choses à voir, notons les halles, place de la Motte, la rue de la boucherie, la cour du Temple, l'église St-Michel.

Dans l'après-midi, nous avons visité le musée municipal de l'évêché / musée de l'émail, particulièrement intéressant. On y retrace l'histoire de la région, dont celle de Limoges avec des maquettes (j'aime beaucoup les maquettes). Le musée possède également une importante collection de porcelaine ainsi que des objets grecs et égyptiens.

La ville de Limoges est composée de deux cités : l'ancienne ville, située sur un plateau autour de la cathédrale sur les bords de la Vienne et la nouvelle ville qui s'est construite sur les fondations d'une ancienne cité. Limoges est réputée pour ses émaux depuis le Moyen Âge. Plus tardivement la porcelaine devint également spécialité de la ville.

Avant de prendre le train pour rentrer, nous retournons la voiture chez Avis, situé gare de Limoges. À éviter. Le personnel est impoli (la préposée a envoyé paître un client au téléphone de façon très cavalière) et nous avons payé le double du devis établi. De nombreux frais cachés (assurances en double, frais divers) nous ont fait regretter d'avoir loué chez eux. Avis a perdu un client de longue date car les nombreux appels n'ont pas aboutis, Avis France soutenant qu'elle ne peut rien y faire. C'est malhonnête d'afficher un tarif et de s'apercevoir que le double a été facturé lorsqu'on reçoit la facture à la maison.

Ces vacances furent encore une fois trop courtes, elles le sont toujours. Nous avions voulu couvrir un maximum de terrain en peu de temps, histoire de se faire une idée. Pour vraiment tout voir (si c'est possible), il nous aurait fallu passer une semaine à chaque ville que nous avons visitée. Nous aurions pu aller visiter les gorges du Tarn, visiter des fromageries, descendre le canal du midi... Et combien d'autres activités! C'est une (ou plusieurs) région où il y a tellement à faire et à voir qu'on repart toujours un peu désolé d'avoir manqué tant de choses.

C'est ainsi que se termine cette visite de cette magnifique région de la France.

Fiche pays France
L'euro | Attention les francs n'ont plus cours légal!
Carcassonne - Ministère Culture France
Quéribus sur Casteland, le site des châteaux médiévaux
Site officiel ville de Carcassonne
Ville de Toulouse
Grotte de Lascaux
Carnets de route en Pyrénées Méditerranée
Tourisme.fr : Albi

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Dernière mise à jour : 30 avril 2004 18:11

(1) CAD = Dollar canadien

(2) CHF = Franc suisse