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L'Égypte, 6 000 ans
d'histoire. PREMIÈRE PARTIE : du samedi 6 au lundi 8. DEUXIÈME PARTIE : mardi 9 et mercredi 10. TROISIÈME PARTIE
: jeudi 11 au samedi 13.
Cette croisière d'une semaine en Égypte nous a permis de découvrir, au delà des temples et de la mythologie, un peuple d'une grande gentillesse. Ce pays fut jadis la plus grande civilisation de tous les temps. Elle connaissait les sports, les calendriers, l'astronomie, l'écriture et la médecine il y a de cela il y a 6 000 ans. Ce pays de 1000 Km de long par 1200 Km de large est bordé par la Libye, le Soudan et Israël. Il ne profite néanmoins que de 4% de son territoire, une étroite bande située autour du Nil, le long fleuve qui traverse le pays du sud au nord. Hors de cette bande, que le désert, sable et rochers. Il possède la seule des 7 merveilles du monde antique encore présente, les pyramides de Gizeh. Samedi
Départ le samedi matin à 11h avec Air Masters. Dans le DC-90, le service est nul. Les hôtesses sont pratiquement invisibles et n'ont aucune manière. En plus nous sommes tassés comme du bétail dans l'avion. Pour rajouter à cela, le vol est fumeur! Il est permis de fumer dans les dernières rangées de l'avion. Heureusement la climatisation est bonne et nous n'arrivons pas à destination dans un nuage de fumée. Le vol Paris - Louxor prend 4h30. Avec les retards à l'embarquement, nous arrivons en Égypte vers 17h, heure locale (+7h de Montréal, +1h de Paris). L'aéroport est tout petit et est situé dans le désert.
Après avoir trouvé le guide, nous prenons l'autobus pour se diriger au bateau. Comme il fait noir, nous ne voyons pas beaucoup le paysage. Par contre, on voit bien les images du président Moubarak qui sont présentes partout. À la sortie de l'aéroport il y en a même une immense au milieu d'un rond-point. Étonnant aussi les lumières de Noël sur les arbres, les maisons et les voitures! Les gens mettent en effet des bandes de lumières autour des troncs d'arbre et sur les maisons. Les voitures en ont sur les pare-chocs ou à l'intérieur sur le tableau de bord ou le toit. Certains en ont même qui clignotent... Le soir,
visite du temple de Louxor, dédié à Amon, le chef des Dieux sous
le Nouvel Empire (1550-1070 av. J.-C.). Jusqu'en 1880, il était presque entièrement
enterré sous le sable. Situé au coeur de la ville, il dresse ses
colonnes en bordure du Nil et dégage une ambiance magique le soir. C'est
vraiment
Autre chose surprenante, leur façon de conduire. Ils klaxonnent pour avertir les autres qu'ils vont doubler ou encore aux carrefours pour indiquer qu'ils arrivent. Ils avertissent également en faisant des appels de phares. Les voitures sont prioritaires sur les piétons. Comme les gens traversent la rue sans regarder (vraiment), les conducteurs klaxonnent les piétons trop près de la rue pour les avertir de faire attention. Des fois il y avait des gens qui marchaient en bord de rue mais le chauffeur du bus klaxonnait avant d'arriver près d'eux. Cela donne lieu à un tintamarre ahurissant. Plein de gens conduisent aussi de nuit sans phare allumé! Et les motocyclistes ne portent pas de casque... |
| Dimanche Lever à 5h et départ pour la visite à 6h. Déjà vers 7h le soleil est chaud et tape fort.
Visite de la Vallée de Rois. C'est
dans cette vallée en retrait, que les rois de la XVIIIème
dynastie ont décidé de faire creuser secrètement leur tombeau dans le
roc de la montagne. Ils espéraient ainsi se mettre à l'abri des pilleurs
de tombeaux mais cela ne servit à rien et plusieurs furent rapidement
dévalisées. C'est pourquoi la découverte du tombeau de Toutankhamon en
1922, modeste mais intacte, connut une telle publicité dans le monde.
C'était la première fois qu'on pouvait mesurer des richesses enfermées
avec les
Cette vallée est vraiment belle. Entourée de montagnes désertiques, on imagine bien pourquoi les rois l'avait choisie. À l'intérieur, certaines peintures sont encore intactes. C'est assez incroyable que des dessins faits il y a des milliers d'années puissent nous être parvenus. Lors de leur construction, cela devait être fabuleux. Il y a tellement de détails et de subtilités dans la décoration. Dans plusieurs cas, les murs étaient sculptés avant d'être peints.
Pas tellement loin de la Vallée des rois, il y a Deir el-Bahari, le temple de la reine Hatshepsout, la seule femme à avoir gouverné l'Égypte en tant que pharaon. Son architecte l'avait réalisé pour qu'il s'intègre parfaitement a la falaise à laquelle il s'adosse. Il devait vraiment être superbe. Son architecture est unique en son genre : le temple est constitué de 3 terrasses en gradins reliées par 2 rampes. Dans l'antiquité, ces terrasses étaient bordées de jardins suspendus agrémentés de bassins. En pleine rénovation, il était impossible de le visiter en entier. Il a été creusé à plusieurs dizaines de mètres de profondeur dans le roc de la montagne. Près du site, il y avait des ouvriers qui travaillaient la pierre de la même façon que leurs ancêtres il y a des milliers d'années. Sur les murs extérieurs du temple funéraire, est raconté son mariage. À sa mort, son neveu et successeur, Thoutmosis III a fait marteler la plupart des bas-reliefs représentant la reine, n'ayant jamais accepté que la reine accède au trône avant lui. C'est tout de même à cet endroit que l'on trouve parmi les plus beaux bas-reliefs d'Égypte. C'est encore une fois très impressionnant de voir les plafonds qui ont toujours leurs couleurs. Comme les Égyptiens écrivaient tout sur leurs murs et que ces inscriptions nous sont parvenues, il est facile de savoir plein de choses sur la vie à l'époque. C'est à cet endroit qu'a eu lieu l'attentat contre les touristes allemands il y a 2 ans.
Sur la route du retour, nous nous sommes arrêtés dans un petit atelier où nous avons vu comment les artisans créaient les poteries et divers bibelots. Ensuite dans leur boutique, nous avons eu droit à un thé gratuit. Plusieurs personnes ont acheté des petits trucs. Petits chats en basalte, colliers, bas-reliefs, etc. Il est maintenant environ 10h. Et nous avons déjà visité plein de trucs. On se sent plus comme s'il était 15h... À tous les sites touristiques, il y a plein de gens, jeunes et vieux qui accourent pour vendre des trucs. Sculptures, papyrus, poupées, colliers, et plein d'autres objets. Il semble qu'en Égypte, tout le monde ait quelque chose à vendre. Au temple funéraire d'Aménophis III, que nous visitons maintenant, c'est la même chose. En plus, il y a des enfants qui réclament des stylos, de l'argent ou des bonbons. On nous avait avertis pour les stylos. Comme les gens sont pauvres, les enfants réclament des stylos et crayons aux touristes pour leur permettre d'écrire à l'école. Nous en avions apporté une bonne cinquantaine que nous avons déjà commencé à donner. Le temple funéraire d'Aménophis III est inachevé car celui-ci a décidé de changer de religion. Il a donc interrompu les travaux en cours. Une des pièces était sombre. Je m'étais approché pour regarder à l'intérieur. Le gardien s'approche de moi et me tend une lampe de poche. Je la prend et je m'en sers pour éclairer l'intérieur de la pièce. Quand j'ai terminé et que je lui redonne sa lampe, il me réclame un "bakchich". En Égypte, peu importe le service, il faut donner un pourboire. J'ai donc donné 1 livre égyptienne ( 0,50$CAD, 2 francs). |
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Vers 11h, nous partons pour Karnak pour y visiter le temple. "Karnak est le plus merveilleux amas de ruines que l'on puisse voir" écrivait l'égyptologue Auguste Mariette. Il est tellement vaste (1,5 km de long sur 700 mètres), si riche en monuments et a une architecture si variée, qu'il faut plusieurs heures pour en saisir toute la splendeur. Tout au long de 1500 ans où Amon était le roi des dieux égyptiens, Karnak fut un éternel chantier. Chaque roi voulait y construire son propre édifice à la gloire du dieu même s'il fallait pour cela détruire le travail de ses prédécesseurs... Karnak se compose de trois parties et la plus intéressante est sans doute le grand temple d'Amon. Dans cette salle, qui mériterait certainement d'être la 8ème merveille du monde, se trouvent 134 colonnes. Et toutes ces colonnes sont décorées et sculptées... On y raconte entre autres les exploits militaires de Sethi I et de Ramsès II. D'avoir pu construire un ensemble semblable à cette époque et surtout qu'il soit toujours debout aujourd'hui est vraiment extraordinaire. Le temple était relié au Nil par une allée de sphinx à tête de bélier, l'animal sacré d'Amon.
Tout
à côté du temple se trouve le lac sacré, immense réservoir d'eau qui
servait en cas de sécheresse. De là, on a une vue géniale de l'ensemble
que forme le temple de Karnak. C'est vraiment immense. Lorsque les Arabes
sont
À côté du lac il y a un scarabée géant, le porte-bonheur de l'Égypte. On doit en faire le tour sept fois et faire un voeu, ce que j'ai fait. Mais j'imagine que comme tous les voeux, celui-ci doit rester secret... Ensuite retour dans le car qui nous ramène au bateau pour aller manger. Nous arrivons sur le bateau vers 13h. Le bateau devait quitter le port vers 14h. Mais le bateau n'ayant pas assez de pétrole, nous avons du patienter, amarré, jusqu'à 19h avant de pouvoir partir. Il a fallu attendre cinq heures avant d'être ravitaillés. Il faut dire qu'il y avait énormément de bateaux à Louxor. Lors de notre arrivée sur le bateau, encore une fois, pas d'eau. Le bateau est un peu vieillot. Et tout au long du séjour, nous avons manqué d'eau tous les matins et tous les soirs. Je ne conseille vraiment pas de faire la croisière avec Rev' Vacances. C'est vraiment n'importe quoi de ne pas avoir d'eau pour les toilettes avec le nombre de personnes malades sur le bateau. Nous sommes arrivés à l'écluse vers 4h du matin. Cela a été assez bruyant pour nous réveiller. Après avoir réussi à nous endormir après environ 30 minutes, nous avons été réveillé par l'appel à la prière diffusé dans les haut-parleurs de la ville voisine pas longtemps après.
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| Lundi Réveil à 8h15. Nous sommes toujours près de l'écluse d'Esna à attendre pour passer. Une visite sur la terrasse extérieure me permet de m'apercevoir du nombre important de bateaux qui attendent pour passer les écluses. Il doit y en avoir au moins trente ou quarante. Comme il n'en passe que deux à la fois et que les employés de l'écluse ne semblent pas trop pressés, ça ne va pas tellement rapidement.
En attendant, il y a au moins une distraction. Sur les berges et dans des petites chaloupes, il y a des gamins qui vendent des djellabas, nappes et autres foulards. Ils lancent leur marchandise, enveloppée dans un sac de plastique, sur le bateau pour que les gens puissent la regarder et s'ils sont intéressés, ils renvoient l'argent. Sinon ils renvoient la marchandise. Évidement que parfois ça tombe dans l'eau. On a même vu un touriste tomber dans le Nil sur le bateau à côté du nôtre. Il y a plusieurs petites chaloupes. Au moins une trentaine. Certains bateaux sont accostés par une dizaine de chaloupes à la fois. Un des types, un peu plus âgé, me propose un chameau pour ma chérie. Comme je n'ai pas d'endroit où le loger chez moi, je dois refuser. De toute façon, notre guide me dit que ce n'était pas assez, qu'il est prêt à m'offrir une centaine de chameaux... Nous avons finalement passé l'écluse vers 11h30. La traversée prend environ 30 minutes. Nous faisons ensuite un arrêt à terre pour prendre un minibus (petit et pas confortable) qui nous conduira au temple d'Edfou. Mais avant il nous faudra attendre une bonne demi-heure avant que notre escorte militaire arrive. Depuis la vague d'attentats contre les touristes, l'armée est omniprésente et il nous faut être accompagnés pour se promener dans le pays. Lorsque finalement nous partons, nous voyons pour la première fois la "vraie" Égypte, celle des campagnes. C'est très pauvre. Les gens déversent leurs déchets sur les bords des cours d'eau. Les animaux sont partout au milieu des humains.
Assez spécial comme vie. Et il y a la conduite du minibus. Oh la la... La conduite à Paris est 100 fois plus sécuritaire! Le chauffeur double parfois un véhicule même s'il arrive une voiture en sens inverse. Nous sommes donc 3 voitures de large sur une route à deux voies... Et toujours les klaxons pour indiquer qu'on va doubler, pour avertir les piétons ou à certaines intersections. Puis nous nous arrêtons à un barrage militaire. Notre guide descend, donne un bakchich à un militaire et nous continuons notre route. Un peu plus loin, nous devons nous arrêter pour attendre une autre escorte militaire. Nous avons vu passer un camion qui transportait cinq ou six dromadaires au lieu de nos habituels chevaux. Comme ça fait maintenant une dizaine de minutes que nous attendons, le guide va voir le chef des militaires, lui glisse un billet à la main et nous voilà autorisés à continuer notre route sans escorte militaire.
Le
trajet Esna - Edfou aura finalement pris environ 45 minutes. Le village
n'est pas tellement grand et ça semble assez pauvre. Dans les rues de la
ville, c'est un vrai bordel. Les gens, très nombreux, marchent partout,
conduisent partout, les animaux sont partout, les cars, les calèches, les
vendeurs, c'est hallucinant.
En sortant, il y avait un type qui vendait des boissons en criant "Bernadette elle est chouette! En voiture Simone!" et d'autres petites phrases en français. Tout près, je m'arrête pour acheter un djellaba. Au départ, il me demandait 120 livres (60$CAD - 240 FRF). Après un peu de négociations, je l'ai obtenu pour 30 livres, turban pour la tête inclus. Mais ma chérie est arrivée en me disant que les gens étaient dans le bus et m'attendaient, que je devais venir. Puis elle m'a tiré le bras, laissant sur place le billet de 100 francs avant que je puisse obtenir ma monnaie. En plus, je n'ai même pas eu mon turban, que le djellaba... Moi qui avait négocié si durement!
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C'est ainsi que se terminent ces trois premiers jours de visite de l'Égypte.
Deuxième partie : mardi 9 et
mercredi 10. |
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Dernière mise à jour : 30 avril 2004 18:11